Fiche artiste: India Arie

Fiche artiste: India Arie
Biographie


India Arie est une chanteuse originaire de Detroit. Elle commence dans la musique en apprenant la flûte à bec, puis le saxophone, la clarinette, le cor ou la trompette et elle chante parallèlement dans la chorale de son école. Elle poursuit ensuite des études de joaillerie au Savannah College of Art and Design et se met à la guitare. Influencée par des artistes comme Stevie Wonder ou George Benson, India co-fonde un collectif d'artistes à Atlanta Groovement/Earthseed, puis sort une compilation en indépendant, suivie d'une série de concerts. Ses prestations scéniques lui permettent de rencontrer le patron de la Motown, Kedar Massenburg, qui lui signe un contrat. India se met alors au travail et enregistre son premier album solo Acoustic Soul, qui sort début 2001. Quelques mois après sort Voyage To India, son second album. Malgré sept nominations aux Grammy Awards, India Arie est repartie sans récompense. Oscillant entre la soul et le hip-hop, la musique de India Arie peut être rapprochée de celle d'artistes comme Lauryn Hill ou D'Angelo. En 2002, l'artiste lance Voyage to India.

En 2006, elle revient avec Testimony Vol.1: Life & Relationship qui est déjà disque d'or.

vidéo extrait: Ready For Love - India Arie

# Posté le vendredi 23 mars 2007 14:24

Modifié le samedi 24 mars 2007 07:10

Fiche artiste: Brian Mcknight

Fiche artiste: Brian Mcknight
Biographie


Brian McKnight naît en 1969 à Buffalo aux Etats-Unis au sein d'une famille de musicien qu'il accompagne dès son plus jeune âge dans les chorales. Il se fait connaître à 18 ans avec son frère Claude et le groupe Take 6. Brian Mc Knight envoie plusieurs démos et est repéré par Ed Eckstine du label Mercury Records. Il signe le single The Way Love Goes et son premier album éponyme en 1992 qui investit le Billboard R&B. Le grand public le découvre peu de temps après avec le titre Love Is en duo avec Vanessa Williams. Brian McKnight n'est pas seulement chanteur. Il est également auteurs, musicien, arrangeur et producteur. En 1995, il enregistre son deuxième album I Remember You. Il est suivi deux ans plus tard par Anytime produit par Puff Daddy. En 1999, Brian McKnight revient avec Back At One. Il remet le couvert en 2001, avec SuperHero et nous livre le journal de sa vie. Puis il participe aux albums de Justin Timberlake (Justified) et Alicia Keys avant de publier un nouvel album, U Turn en 2003.

Or
igine :
non
seulement chanteur, mais aussi auteur, musicien, arrangeur et producteur, le natif de Buffalo, Brian McKnight, a oeuvré pour Stan Puffy Combs, aka P. Diddy, sur son album Anytime (1997). Brian Mcknight n'a pas dérogé à la règle de l'album de Noël, Bethlehem (1998), et sortait en 1999 Back at One. Ce Petit fils d'un directeur de chorale gospel, a visité le jazz et s'est très tôt piqué d'écriture. C'est tout naturellement que Ed Eckstine, fils de Billy et président de Mercury, flashait sur lui après que le fils prodigue eut abandonné Take 6, le duo qu'il formait avec son frère.


vidéo Extrait:
Brian Mcknight

# Posté le vendredi 23 mars 2007 14:16

Modifié le samedi 24 mars 2007 08:09

Fiche artiste: Tracy Chapman

Fiche artiste: Tracy Chapman
Biographie


Chanteuse-guitariste folk-rock américaine née en 1964. Révélée au grand public en 1988 lors d'une apparition à un concert télé donné pour les 70 ans de Nelson Mandela, Tracy Chapman rencontre rapidement un succès grandissant. Son premier album éponyme se vend comme des petits pains, propulsé par le single Talkin' 'Bout A Revolution. Chanteuse engagée, Chapman a séduit les foules par ses mélodies folk sobres mais remplies de sentiments et sa voix délicieuse dont on ne peut se rassasier.

C'est
le 20 mars 1964 que Tracy Chapman a vu le jour à Cleveland dans l'Ohio. Elevée dans la banlieue de cette ville, elle montre très vite une réelle aptitude pour l'écriture et un certain talent pour la guitare.

Sa
maman, qui chante chaque dimanche à l'église, n'est sans doute pas étrangère à cette vocation naissante... Néanmoins, elle ne sacrifie pas sa scolarité et à l'âge de 16 ans, elle part pour le Connecticut. Elle y suit des études d'anthropologie et s'intéresse aussi à l'art vétérinaire...

Son d
iplôme de fin d'études en poche, Tracy passe son temps à chanter dans les bars de Boston. Elle devient vite l'une des nouvelles idoles de la scène folk locale et est repérée par le fils du patron de sa future maison de disques.
T
alkin' Bout a Revolution

De f
il en aiguille, elle parvient à enregistrer une maquette qui fait le bonheur de la radio du campus ! Elle est prise en main par Elliott Roberts, le manager de Bob Dylan, Joni Mitchell et Neil Young, trois saces pointures du folk américain.

E
n 1988, Tracy Chapman publie donc un premier album éponyme qui va se vendre comme des petits pains, notamment grâce au succès des titres Talkin' Bout A Revolution et Baby Can I Hold You (repris en 1998 par le groupe Boyzone). Un opus produit par David Kershenbaum (Cat Stevens, Joan Baez, Joe Jackson, XTC).

Le monde entier la découvre le 11 juin de cette même année lors d'un concert de soutien à Nelson Mandela, en Afrique du Sud. Pieds nus sur scène, elle peut y défendre ses thèmes de prédilection: la pauvreté, le racisme et la condition féminine.

Le surlende
main, elle vend 75.000 albums en une journée au Royaume-Uni ! Au total, ce premier album s'écoule à près de cinq millions d'unités dans le monde, ce qui lui vaut d'être élue chanteuse de l'année aux Etats-Unis !
Crossroads

Elle
participe ensuite à la tournée organisée par Amnesty International aux côtés de Sting, Peter Gabriel et Bruce Springsteen. A l'ère des chanteuses au look marketé, c'est une représentation idéale d'un certain contre-pouvoir.

Un deuxième opus paraît en 1989, Crossroads, puis c'est Matters Of The Heart trois ans plus tard. La chanteuse a mûri, est plus réfléchie mais les thèmes restent les mêmes.

New Be
ginning en 1995 marque un petit virage vers le blues, à l'image du single Give Me One Reason, Grammy Award de la meilleure chanson en 1996. L'opus s'écoule à plus de 8 millions d'exemplaires...
Tellin
g Stories

Une ten
dance qui se confirme cinq ans plus tard avec le superbe Telling Stories, tiré par le single du même nom. Un disque qui met en avant les guitares et les voix comme celle de Emmylou Harris, présente sur les choeurs de The Only One.

Tracy Chap
man fête ses quinze ans de carrière en 2002 avec le best of The Collection, vendu à un demi million d'unités en France. Une compilation qui précède un sixième album, Let It Rain, amené quant à lui par le titre You're the One.

Vidéo extrait: Change - Tracy Chapman

# Posté le vendredi 23 mars 2007 14:04

Modifié le samedi 24 mars 2007 07:28

Bienvenue

Bienvenue
Définition de la music soul

Il en va de la Soul comme du jazz ou du blues, deux termes également commodes pour désigner des styles aux registres étendus. dans chacun de ces cas, il s'agit avant tout de différencier la musique des Afro-américains de celle qui se pratiquait dans le reste de la société américaine. Avant la guerre, le terme black étant jugé insultant par la communauté noire, l'industrie du disque a préféré utiliser l'expression race records pour désigner les 78-t (78 tours) gravés à l'intention exclusive du public noir.

Dès les années 1920, cette musique populaire d'un genre inédit connaît une popularité grandissante au delà des frontières des ghettos et les firmes discographiques sont amenées à opérer une distinction entre blues rural et jazz orchestral : si les Afro-américains d'origine sudiste conservant l'usage exclusif du blues, le grand public danse au son des big bands, le mot swing arrivant à propos pour permettre de différencier les styles. Au lendemain de la guerre, on assiste à une mutation profonde de la société aux États-Unis. Considérés jusqu'alors comme des citoyens de seconde classe, les Afro-américains font valoir leurs droits à leur retour des champs de bataille du Pacifique et d'Europe. Les GIs noirs ont payé un lourd tribu à la victoire de 1945, n'hésitant pas à donner leur vie pour défendre les valeurs de la démocratie face aux doctrines racistes de l'Axe. La désillusion n'est que plus grande lorsque ces anciens combattants retournent dans le Sud pour se trouver à nouveau confrontés à l'humiliation de la ségrégation. Pour beaucoup, la solution passe par l'émigration en direction des grandes métropoles du Nord, d'autant que la mécanisation de la culture cotonnière amplifie un exode rural amorcé vingt-cinq ans auparavant. Cette urbanisation des populations rurales originaires du Deep South se prolonge à tous les niveaux. La musique populaire connaît des bouleversements d'importance avec l'amplification des instruments et la généralisation des petits orchestres, et il n'est plus question de lui appliquer le qualificatif race, jugé rétrograde et péjoratif. Dans le magazine professionnel Billboard, on parle bientôt de rhythm & blues, une expression qui consacre à la fois les origines du genre et son rôle de prédilection en club, sur les pistes de danse.

Avec l'arrivée de créateurs comme Ray Charles et Sam Cooke, une nouvelle tendance se dessine. Très fortement marqués par l'atmosphère des églises noires, ces pionniers proposent au rhythm & blues une voie nouvelle en calquant les structures harmoniques du gospel sur un répertoire profane. Cette mutation ne se fait pas sans heurt, car la bourgeoisie noire s'offusque de cette musique qui parodie ouvertement les hymnes à l'amour divin pour évoquer des relations nettement plus terrestres. Au sein de la communauté noire, on sait pourtant que si variété et religion n'ont jamais fait officiellement bon ménage, elles restent indissociables l'une de l'autre dans la pratique. L'émergence au milieu des années 1950 de cette nouvelle école, intimement liée à l'expérience noire, n'est pas anodine. A la même époque, les adolescents américains sont en train de s'approprier le rhythm & blues originel qu'ils adaptent à leurs besoins en lui donnant le nom de rock'n'roll. Grâce à la soul music, la communauté noire va pouvoir conserver sa spécificité tout en restant à l'avant-garde de la scène musicale.

Il existe un lien étroit entre ce R&B nouvelle formule et la prise de conscience politique de la communauté afro-américaine. Après les heures sombres de l'ère McCarthy, l'Amérique d'Eisenhower devient le théâtre de la lutte pour les droits civiques des Noires. Dès 1954, une décision de la Cour Suprême rend illégale la ségrégation dans l'enseignement public; un an plus tard, une militante de Montgomery, Alabama, nommée Rosa Parks refuse de céder sa place dans un bus à un voyageur blanc, déclenchant le début de la croisade du pasteur Martin Luther King Jr. Au plan musical, les revendications sont tout aussi légitimes et les énergies vont se fédérer autour du concept de musique soul.

Historiquement, le terme soul reflète l'opiniâtreté d'une communauté qui a réussi à préserver son âme africaine au long de plusieurs siècles de servitude. Le mot est apparu dans un contexte musical avec des créateurs du jazz comme Horace Silver, Cannonball Adderley ou Milt Jackson qui entendent manifester par ce vocable aux fortes connotations mystiques un respect profond, presque religieux, pour les racines de leur art. Le mot soul entre rapidement dans le vocabulaire du ghetto pour désigner l'essence même de cette négritude chère à Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor, mais il faudra attendre 1969 pour que toute la profession suive le mouvement, Billboard officialisant la démarche en rebaptisant ses hit-parades R&B du nom de "Soul charts" le 23 août de cette année-là. Les musiciens n'ont pas attendue la bénédiction du show-business pour jeter les bases de la révolution Soul. Cette dernière est le résultat d'une aventure économique. La première revendication des pionniers de la soul est en effet de participer, à parité égale avec les artistes de l'Amérique blanche, au succès commercial symbolisé par l'univers Pop, un terme générique qui désigne la variété américaine dans ce qu'elle a de généraliste, par opposition aux secteurs ethniques. A l'inverse de ce qui s'est passé avec les chanteuses de blues et les orchestres de swing dont le talent a enrichi le show-business blanc entre les guerres, et par la suite avec le rhythm & blues dont la récupération a fait la fortune du rock'n'roll, il s'agit de mettre en pratique les préceptes d'affirmation communautaire et d'indépendance économiques qui traversant l'Amérique noire de Martin Luther King et Malcom X.

Pendant deux décennies, ce combat rassemble dans une multitude d'initiatives des artistes et des maisons de disques disséminés à travers toute l'Amérique : New York où Atlantic a ouvert la voie avec Ray Charles avant de poursuivre avec Wilson Pickett et Aretha Franklin; Detroit où Motown propose d'édulcorer la soul noire pour mieux l'intégrer au courant généraliste de la Pop; Cincinnati où King enrichit le vocabulaire de la musique populaire noire avec le funk de James Brown; Memphis où Stax défend au mieux les valeurs culturelles afro-américaines avec le minimum de concessions; La Nouvelle-Orléans où Allen Toussaint tente de faire entendre la spécificité artistique de sa ville; Chicago où Curtis Mayfield donne aux revendications de sa communauté une valeur poétique inégalée; Los Angeles où les tenants d'une soul sophistiquée prennent le relais des pionniers du rhythm & blues; Philadelphie où la politique d'intégration commerciale ouvre la voie au disco...

Signe que les temps changent et que les modes passent, Billboard abandonne la dénomination Soul le 26 juin 1982 pour adopter le terme Black, désormais symbolique de la fierté afro-américaine. Au lendemain de la vague disco et avec l'irruption soudaine sur le marché de la culture hip-hop, davantage attachée aux valeurs individuelles de la rue qu'à la philosophie de la libération, la page de la musique soul se tourne même s'il reste, en marge de ceux qui sont définitivement passés dans le camp de la Pop (Michael Jackson, Whitney Houston...) un certain nombre de défenseurs de la ballade (Anita Baker, Luther Vandross...) et du funk (Prince, Rick James...) qui garantissent la survie du genre. Plus récemment, le métier a choisi de retrouver le terme R&B pour désigner la musique populaire noire, prouvant que les étiquettes sont davantage le privilège des critiques que des musiciens. Il faut également voir là une certaine revanche de la soul qui parvient à reprendre l'initiative dans sa communauté d'origine, non sans faire de concessions à l'univers hip-hop, pour déboucher au tournant du millénaire sur un mouvement de renaissance qui ne cache rien de ses intentions conquérantes en prenant le nom de Nu Soul.

# Posté le vendredi 23 mars 2007 13:47

Modifié le vendredi 13 juin 2008 10:07