Biographie
Qu'ils chantent l'amour ou la perte d'un être cher, la joie ou les peines de c½ur, K-Ci & Jojo ont toujours su rester authentiques. L'an dernier, grâce au n°1 "All my life", extrait de leur premier album certifié multi-platine Love Always, la carrière des deux frères a explosé. Quelques mois de frénésie, une tournée mondiale, deux nominations aux Grammy Awards et un American Music Award plus tard, ils ont gardé leur authenticité. Même si leur nouvel album sur MCA ne s'intitulait pas It's real, leurs fans l'auraient qualifié ainsi.
Parallèlement à leur collaboration avec une myriade de producteurs/auteurs-compositeurs de talent, tels que Babyface, Rory Bennett, Ralph Stacy, Daryl Pearson et Emmanuel Officer, K-Ci & Jojo ont écrit et produit plus de la moitié de leur nouvel opus, se découvrant ainsi de nouveaux talents. « Je me suis mouillé pour la production de It's real », déclare Jojo. « C'est un défi que j'avais vraiment envie de relever ».
Membres fondateurs de Jodeci, groupe certifié multi-platine outre-Atlantique, K-Ci & Jojo n'en sont pas à leur premier succès, mais ils s'accordent à dire que ce n'est que maintenant qu'ils ont enfin trouvé leur voix. « Sur notre précédent opus on cherchait encore notre son », explique K-Ci. « Sur cet album nous avons mûri. Maintenant, nous savons vraiment ce que nous voulons et cet enregistrement en est le reflet ».
K-Ci & Jojo se livrent pleinement dans leurs chansons, utilisant toute leur maîtrise du gospel pour faire partager leur passion. Le premier extrait, "Tell me it's real", est une pure ballade aux harmonies luxuriantes et truffées de bons sentiments. "Hello Darlin", avec son intro chuchotée et son refrain explosif, évoque le manque causé par l'éloignement d'un amoureux, tandis que "Here he comes again", co-écrit par Babyface, est une ballade émouvante sur les risques de violence dans une relation amoureuse.
Avec "Fee fie fo fum", une ballade funky sur la suspicion, K-Ci & Jojo revisitent le style Jodeci, tandis que "Girl" est une chanson d'amour up tempo dans la grande tradition pop/R&B. D'autres titres tels que l'intense "What am I gonna do" et le sensuel "I wanna make love to you" évoquent les revers de l'amour, tandis que "Makin' me say goodbye" et le superbe "How long must I cry" sont deux remèdes destinés à soulager les souffrances causées par une déception amoureuse. L'album s'achève sur une surprise, le pêchu "Mama's song", dont les paroles sont signées Anita Hailey, la mère de K-Ci & Jojo, qui est une excellente chanteuse gospel. « Un jour, elle regardait la télévision », raconte K-Ci. Elle était énervée par tout ce qu'elle voyait. « Elle a écrit ces paroles que nous avons mises en musique, puis nous avons décidé d'inclure ce titre dans notre album ».
Ce genre de collaboration familiale ne surprendra guère ceux qui connaissent bien K-Ci & Jojo. Les deux frères Hailey, originaires de Charlotte en Caroline du Nord, ont grandi dans une maison bercée de musique, au sein d'une famille pleine de vie et d'amour. Adolescents, ils rencontrent les frères DeGrate, DeVante et Dalvin, deux amis de la chorale de l'église locale. Au début, ils commencent à se faire connaître en tant que quatuor gospel, puis se mettent à interpréter des chansons profanes et décident de tenter leur chance à New-York.
Là, le quatuor, répondant au nom de Jodeci, donne une audition impromptue, devenue désormais légendaire, à Uptown/MCA Records et décrochent sur le champ un contrat d'enregistrement. Jodeci enregistrera trois albums, à commencer par Forever my lady en 1991, suivi de Diary of a mad band et The Show, the afterparty, the hotel. Tous seront certifiés double platine outre-Atlantique, grâce à plusieurs hit singles dont "Come and talk to me", "Stay", "Forever my lady", "Cry for you" et "Lately". Le groupe vocal Jodeci, qui a indéniablement touché une corde sensible, est couronné de succès dans le monde entier. Quoique le quatuor soit très uni, K-Ci & Jojo dévoilent leur ambition de fonctionner en duo en signant les paroles de "How do you want it" pour Tupac Shakur en 1996.
La même année, ils se mettent à travailler ensemble sur Love always en s'associant à des producteurs tels que Mtume, Babyface ainsi que DeVante de Jodeci. L'album, qui sort en juin 97, aura très vite du succès. Grâce à "All my life" et "Don't rush", K-Ci & Jojo se retrouvent au sommet des charts dans un courant de world music mainstream. « Le succès nous a rapprochés », déclare Jojo. « Chaque concert contribue à consolider le respect que nous avons l'un pour l'autre. Bien entendu, étant membre de la même famille, nous nous respections déjà énormément ». Si, Jodeci touchait un public essentiellement urbain, K-Ci remarque : « Maintenant nous avons élargi notre public. Toutes sortes de gens viennent nous voir. Bien sûr, nos racines musicales sont R&B, mais la bonne musique reste toujours de la bonne musique et tout le monde peut l'apprécier ». Fort d'un n°1, K-Ci & Jojo sont nominés aux Grammy Awards (dans deux catégories : "Meilleure performance R&B d'un duo ou groupe" et "Meilleure chanson R&B" pour "All my life") et remportent un American Music Award en tant que "Meilleur groupe ou duo R&B et Soul".
Le succès de "All my life" s'étendra au-delà des Etats-Unis, où le single s'est vendu à plus d'un millions d'exemplaires. "All my life" sera n°1 en Hollande, Australie, Nouvelle-Zélande ainsi qu'en Malaisie et à Singapour. Il sera certifié disque de platine en Australie et en Nouvelle-Zélande et disque d'or en Allemagne, Suède et Norvège. Outre-Manche, "All my life" sera classé dans le Top 10 et dans le Top 5 des autres pays d'Europe. L'album Love Always sera certifié disque de platine au Canada, en Nouvelle-Zélande, aux Philippines et disque d'or en Australie, Malaisie, Afrique du Sud et aux Pays-Bas.Au terme de leur tournée mondiale (passant par le Canada, le Japon, l'Europe, la Jamaïque, le Mexique (Cancun) et la Guyane), K-Ci & Jojo en confiance plus que jamais, entrent en studio pour l'enregistrement de It's real. « Nous travaillons avec une équipe très soudée », explique Jojo. « Nous avons fait en sorte, avec notre manager Damon Jones, de ne pas subir de pressions. Parfois après un gros succès, on a tendance à vouloir absolument le renouveler. Mais il a fallu que l'on parvienne à travailler sans se retourner sur notre passé, en faisant uniquement ce que l'on sent et en espérant que ça marche ». Et K-Ci d'ajouter : « Il faut que nos fans comprennent bien que sans eux, nous ne serions rien. Nous nous sentons responsables de ce que nous chantons, de notre image, parce que nous savons que beaucoup d'enfants nous regardent ».
Vidéo Extrait: All My Life